ma philosophie pratique ou ce que je recherche à chaque instant dans la posture

Sans ancrage il n’y a pas de stabilité. A partir de nos racines, tout est possible.

Il y’a plusieurs principes qui me sont chers. Tout s’organise et se combine simultanément. Il n’y a pas forcément de hiérarchie entre ces principes. Plutôt que d’essayer de hiérarchiser, je vais les énoncer comme il vienne.

Un principe est tout ce que nous mettons en place pour ressentir les effets de nos actions.

Monopoliser toutes nos ressources pour développer l’intelligence du corps.

Tout commence par la fondation. L’ancrage à la terre pour nous élever vers le ciel.

L’action de s’ancrer c’est pousser la terre. A ne pas confondre avec serrer. Serrer n’est pas pousser. La tension interne est complètement différentes. traduire ce processus physiquement n’est pas chose aisée. Plus il y a de points d’appuis, plus il y stabilité. plus il y a stabilité et plus il y a force.

Connecter le corps c’est relier l’ensemble des muscles, des fascias.

Cette action crée une force résultante qui nous colle au sol et nous allonge. Il nous faut alors indiquer une direction. Connecter le corps en formant des lignes de force. Nous grandir, nous allonger des orteils, jusqu’au sommet de la tête, en passant par le bout des doigts. Lorsqu’on arrive à tout connecter, alors nous pouvons lâcher et relâcher.

La posture est tenue mais détendue

retrouver de la mobilité, de la souplesse nécessite que l’on change notre construction physique et mentale. Le bassin et les épaules ne sont pas des soutiens mais des zones de transmission. Ce qui soutien le corps sont les extrémités du corps (les pieds, les mains, la tête).

Déconstruire nos habitudes, nos mécanismes de fonctionnements

Quand tous ces ingrédients se combinent les uns les autres, alors la posture se dessine d’elle même. C’est ce que j’appelle l’élan. Lorsque l’on arrive à ce stade, les ajustements se produisent tout seul. Il y a juste à écouter ses sensations et le ressenti du corps. Il faut alors abandonner son mentale pour faire place à l’intelligence du corps. Le corps sait, il ne faut pas laisser l’égo partir dans le jugement, les envies.

L’intelligence du corps permet l’écoute juste et d’atteindre l’élan de chaque posture.

L’élan va jusqu’au regard, jusqu’au détail.

Parallèlement la respiration déployée nous sert de guide.

Déployer sa respiration c’est permettre une mise au point dans l’instant. Elle nous sert à relâcher les zones de tensions, à calmer le mentale, détendre le corps, nous concentrer et augmenter l’énergie. Quelque soit l’activité la respiration est là. C’est notre guide, il faut la développer.

Avec la respiration vient l’énergie et le contrôle du mentale.

Posture – souffle- énergie permet de purifier le corps et le mentale. Suivant les envies de chacun nous irons vers un mieux être, ou une transformation.

Avec tout ça nous arrivons à ce que nous sommes. L’adaptation est notre qualité première. Nous sommes en constant échange avec notre environnement. C’est grâce à nos sens que nous interagissons avec le monde extérieur. Notre pratique du yoga va nous servir à pacifier nos sens, à développer notre sensibilité.

L’être humain est un univers microcosme. Nous échangeons en permanence avec l’univers macrocosme. Le yoga est notre outil pour devenir conscient de ces échanges et les développer.

Loin d’être centré nous, nous nous ouvrons au monde, aux autres. Nous recherchons l’union des univers interne et externe.