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Les lignes de connexions myofasciales

Les lignes de connexions myofasciales

Nous sommes fait de lignes

les engager change la donne!

Comment engager ces lignes ?
Nous pouvons comparer notre corps à un élastique. Les fascias réagissent de manière similaire.
Qu’est-ce qui fait la particularité d’un élastique? C’est sa capacité à se déformer et restituer l’énergie emmagasinée par la déformation. Et surtout à la fin, il reprend sa forme initiale, plus ou moins.
Pour pouvoir engager les caractéristiques d’un élastique, il faut agir dessus. Si vous vous contentez de regarder un élastique au repos, il ne se passera rien. Pour commencer à observer ses propriétés, il faut tirer dessus. Au moins à deux extrémités. Et bien le corps humain c’est pareil. 
Qu’est-ce que c’est ?
Ce sont simplement des lignes de connexions musclaires, qui grâce au jeu des fascias connectent directement les muscles les uns aux autres. Lorsque l’on bouge, nous créons de véritables lignes qui voyagent le long du corps. Elles viennent tisser un réseau qui parcours l’ensemble du corps. 
Je m’y intéresse depuis de nombreuses années car ce n’est pas un concept de plus. Cette fois je les ressens ces lignes. Je peux agir dessus. Et en plus Il y a une méthode pour cela. 
Mais attention au choix des mots. Si pour un élastique on applique une action extérieure aux extrémités, alors tirer est le bon choix. Mais pour le corps nous pouvons agir que de l’intérieur, alors tirer n’est plus pertinent, il devient même l’opposé. Il faut parler d’allongement entre les deux extrémités de la ligne, ou de pousser les extrémités vers l’extérieur.
Agir sur les lignes – comment les utiliser 
Simplement : pour mobiliser une ligne il suffit de l’allonger.
Nous sommes traversés par un réseau de lignes de la tête au pieds, dans différentes couches du corps, de la superficie aux couches les plus profondes. Quand les lignes se croisent, elles forment des ronds points qui permettent changement de directions, combinaisons de lignes entres-elles. 
Et pourquoi solliciter les lignes de connexions me direz vous?
Et bien reprenez l’image de l’élastique. Lorsque vous l’avez allongé au moins à deux extrémités, il reste souple mais il acquiert une solidité ou plutôt une tension. Attention lorsque je dis tension, je ne veux pas dire contraction ou verrouillage, ou encore compression. Je veux dire mettre sous tension, c’est à dire que nous avons allongé la chaîne pour qu’elle réagisse, qu’elle vibre. Plutôt comme un réseau électrique que nous avons branché. Le courant maintenant passe, nous pouvons mettre de la puissance et brancher d’autres éléments.
Ceci permet alors d’emmagasiner de l’énergie. Les lignes vous portent. L’avantage énorme est que nous n’avons pas besoin d’engager les muscles avec toute notre force et que tout le reste peut être détendu.
Nous sommes plus fort et plus souple avec moins de contractions musculaires. Le jeu des muscles utilisé n’est pas le même. Je rentrerai plus dans le détail dans un prochain article. Disons brièvement que nous engageons beaucoup plus muscles de la statistique (nous tenir debout), ce qui permet la libération du bassin et des épaules. Et que les orteils reprennent toute leur place! Libérez vos orteils!!!! 
 
 
 
Mais quelles sont les implications?
1° Il faut donc agir consciemment dans chaque posture et transition.
C’est à dire qu’il ne faut pas se contenter de prendre une posture mais qu’en plus il y a tout un jeu d’actions à faire si je veux solliciter la ligne et la sentir. Si je ne sens rien, c’est que je ne fais rien ou pas correctement. Il y a donc toujours une recherche de directions à aller chercher, d’allongements à trouver.
2° Ne pas couper les réseaux.
  Les lignes se ressentent uniquement si rien ne vient interrompre leur développement et si rien ne vient bloquer leur allongement. Et le pire ennemi de la ligne c’est la contraction trop intense.  Serrer trop fort, c’est couper l’information. Ne rien faire c’est tomber. Chercher la ligne c’est engager juste ce qu’il faut. Je sais bien que plus la posture est compliquée, plus nous compensons par une contraction trop forte. Et nous perdons le ressenti de la ligne, elle se coupe. Alors remettre notre concentration pour lâcher ce qui n’est pas nécessaire.
Ensuite, il faut changer la façon de se représenter la force. Arrêtons de croire quand serrant, nous sommes forts. En serrant on serre, on contracte, on rapproche et on bloque. Alors la sensation est une pression interne forte que nous traduisons par l’impression de force, mais ce n’est que de la pression.
 Faites l’inverse allongez, déployez, poussez. Et là vous autorisez le corps à bouger, à se déplacer tout seul. Une fois que les actions sont bonnes, il n’y a plus rien à faire, tout vient se placer tout seul à la bonne place. Ce qui est très différent de serrer le corps à de multiples endroits pour tendre vers une posture parfaite. Même si de l’extérieur les deux cas sont identiques, à l’intérieur tout est opposé. Dans un cas tout n’est que contraintes et contractions, dans l’autre nous faisons tout pour ne pas parasiter le mouvement.
Au final nous mettons sous tension les lignes, nous les avons connectées par l’allongement des extrémités. Ensuite nous éliminons toutes actions superflues qui pourraient contraindre le déploiement de la ligne.
Ce qui ne veut pas dire que nous n’engageons rien.
 
3° Soutien des Bandhas
 
Les Bandhas il faudra en reparler plus longuement. C’est certain. Et comme dans toute notion subtile, elle est soumise à discussion. En Pranayama nous les utilisons de manière très précise, avec des intensités particulières. Pour les postures le travail est différent. Ils soutiennent. Leurs actions contrairement au Pranayama passent en arrière plan, ou plutôt leur rôle est moins voyants. Plus la posture demande de l’équilibre, plus la posture devient intense , plus leur rôle devient important.
Ainsi la région du plancher pelvien, et le centre sont ces points clés*. Et la gorge me direz vous ?
4° La respiration 
Il ne s’agit pas d’appliquer un Pranayama pendant la posture, sachant que cela reste possible. Certaines pratiques de yoga les encouragent. Ici ce qui m’intéresse c’est autre chose. C’est utiliser la respiration comme un témoin de l’état interne du corps. Veiller à ce qu’elle reste régulière et fluide. Combiner l’inspire et l’expire avec certains mouvements qui nous aident à nous déployer. Et puis sentir la respiration dans tous le corps qui voyage, garant d’un état de détente. Le Bandha de la gorge ici est là pour nous aider à réguler cet air et garantir un rythme. Il n’y a pas de verrou ou de fermeture comme dans le Pranayama, mais une attention vigilante sur la qualité de la respiration.
Soit on décide que le Bandha est une action particulière à un endroit particulier, alors dans ce cas ce dont je parle n’est pas les Bandha. Ou bien on considère que ces zones particulières du corps sont des points stratégiques. Et que si ils sont utilisés pour le Pranayama d’une certaine façon, ils restent des points particuliers qui se révèlent comme fondamentaux pour une conscience du corps la plus fine possible. Alors il faut admettre que ces lieux peuvent être utilisés dans d’autres circonstances, avec d’autres énergies, d’autres fonctions. De doute façon, la connaissance de ces points est longue, demande une prise de conscience élevée pour en connaître toute l’étendue.
*Volontairement ces zones sont floues. Il faut un apprentissage pour les préciser. Ainsi à terme nous pouvons les réduire, modifier l’intensité. Ces zones au fur et à mesure deviennent des points. 
La marche

La marche

La marche

La plus inutile des expériences, mais au combien nécessaire.

Voici un retour d’expérience sur 4 jours et 3 nuits de marche. L’idée initiale était de simplement rejoindre Evian depuis Chamonix par la montagne en autonomie complète.
Il s’est avéré que mon fil conducteur fut le GR5 pris à l’envers. J’ai pris la liberté de dévier de l’itinéraire lorsque qu’un sommet ou une variante me paraissait plus attrayante.
Tout ça pour dire que je n’ai pas cherché particulièrement à rester en contact avec la civilisation et pas non plus à chercher à m’isoler.
J’ai simplement écouté mes envies et mes besoins, sans compromis. Lorsque j’avais faim, j’ai mangé. Lorsque que je voulais contempler je me suis posé parfois longtemps et quand je me suis senti fatigué de la journée et bien j’ai posé le camp.
Avec la marche un autre temps se m’est en place. La journée commence avec les premières lueurs de l’aube, le pas devient la cadence qui supplante les secondes. Mettre un pied devant l’autre. Rien d’autre n’a d’importance. C’est la seule action qui va créer une différence. Soit tu marches soit tu contemples. Le reste ne changera rien à ta situation. Marcher c’est laver son égo à la machine à laver. Avancer d’un pas encore et encore comme le linge qui tourne et tourne dans le tambour n’enlève en rien à la réflexion, mais dissout les ruminations. Le paysage est la lessive qui remet à neuf l’esprit. Et il faut la combinaison de la marche et de la contemplation pour nettoyer l’ego.
J’ai réfléchi, j’ai pensé le monde. Je me suis beaucoup interrogé. Le linge est nettoyé.
La beauté nécessaire. Là, seul dans la montagne c’est parce que c’est beau. Cela doit être beau. Il faut donner du sens à l’expédition. Mais toutes les montagnes ne se valent pas. Il y a des endroits sans intérêts. Et puis pourquoi trouver la montagne belle, plus qu’autre chose? Qu’est ce qui fait que ce paysage nous touche ou doit nous toucher? C’est beau parce que c’est l’émotion vient de l’intérieure et je me sens envahie par le paysage ou bien parce que en cette saison, partir dans la nature c’est forcément beau? En d’autres termes la beauté est imposée ou choisie?
En fait beaucoup de compatriotes du sac à dos étaient émerveillés car ils le devaient. Si je suis là cela doit être beau ! Sinon pourquoi faire ? Et puis il y avait aussi la performance accomplie. Tu marches combien de « kil » par jour. Devant mon ignorance combien de temps ou de dénivelé ? Devant mes incertitudes et mes lacunes en la matière, mes interlocuteurs, ces héros des kilomètres abattus étaient désarçonnés. Alors pourquoi partir?
La contrainte essentielle étant l’eau, certainement pas la qualité du réseau. La marche se fout royalement de savoir si il y’a suffisamment de barres pour envoyer des photos « Instagramables ».
L’inutilité complète de l’acte. Je sais bien que tout cela est contradictoire, que je poste également comme les autres, que je fais intégralement parti de la tendance. La différence et j’en reviens à mon idée première est une question de temporalité et de raisons de l’acte. 
 
Si je suis dans le partage instantané, dans le regardez moi en train de réaliser ceci, alors vous n’y êtes pas, mais alors pas du tout. La temporalité est la pire qui soit. Car à ce moment là, je ne vie pas, je montre. Et donc il n’y a pas d’expérience, il n’y a que l’imagination d’une expérience dans un lieu donné. Et ce lieu doit être photogénique, pour être regardé. 
La marche est nulle visuellement. Elle n’apporte rien de l’ordre de l’exploit. Son rythme est lent, la cadence va à l’opposé de l’instantanéité. Il n’y a rien d’autre à faire que mettre un pied devant l’autre. Ce pas répété à l’infini ne cherche rien de spécial, on s’est juste qu’il va vers quelque part. Mais où exactement? Je sais pas. Cela va dépendre, de la météo, des massifs aux alentours et des envies du moment. C’est aller dans le sens opposé à une pseudo performance omniprésente, d’être capable de, d’aller chercher la meilleure version de soi ou je ne sais quoi. Il y’a rien à prouver ou à se prouver. C’est tout simplement inutile. Ça ne sert à rien. Et c’est pour ça que c’est vital. L’inutilité nécessaire. La marche n’a aucune raison d’être et permet peut être tout. Elle permet l’ennui, l’observation, la respiration, la non production. Elle permet d’éprouver la faim, la soif, la fatigue, la lassitude. Ce pas lent, si lent, est la vie sans but. Une vie qui ne cherche rien. Une vie qui vit, qui crée.  
Se dépasser

Se dépasser

Se dépasser

Pourquoi Faire?

  1. Expliquons un peu 
Se dépasser. Dépasser quoi? Une limite. Mais quelle limite? Dépasser ses capacités physiques à priori. Mais on pourrait dire l’ensemble de ses potentialités. Ce qui est plus général.
Avec la limite on voit bien qu’il n’y a rien de stable et qu’elle bouge en permanence. Il suffit d’un peu d’entraînement physique pour la repousser jusqu’à un certain point. Après il devient très difficile d’aller plus loin. C’est le record sportif par exemple. Il y a des tas de facteurs à prendre en compte pour repousser un peu plus loin les performances. Tout le monde ne peut pas et n’est pas fait pour accéder à cette limite que l’on pourrait qualifier d’ultime. Il y a comme une première limite qui concerne tout à chacun et ensuite il y aurait comme une autre limite beaucoup plus élevée qui s’imposerait à tous.
Avec la  limite apparaît rapidement la notion de représentation, de catégorie, de niveau. Il y a de la fluctuation, de l’imagination. 
Comme je l’ai déjà suggéré dans plusieurs articles, la représentation que nous avons de nous mêmes est toujours la combinaison de nos expériences, de la norme sociale, de nos groupes d’appartenances. Non seulement mes capacités sont envisagées par rapport à mon histoire, mais aussi par les autres ( ce qu’ils pensent de moi et ce qu’ils me revoient comme images de moi).  Enfin ce que la société et les modèles véhiculés par celle-ci pensent que nous sommes capables de faire ou pas. Dit autrement, suivant mon appartenance, qu’est ce que je suis censé être. Notons tout de suite qu’heureusement certains d’entres nous, n’ont pas écoutés ces voix. Car sinon aucun exploit, aucune première n’auraient été possible.
J’aime beaucoup cette phrase « ils l’ont fait car ils ne savaient pas que c’était impossible  » Je compte sur vous pour me rappeler l’auteur et le contexte de cette phrase!
 
  1. Pourquoi Faire

    Pourquoi aller titiller ces limites?

– Mettons tout de suite de côté l’aspect reconnaissance et valorisation de l’individu.  il y autre chose de plus intime, de plus profond.
-1° la sensation.
Elle peut être d’ordre physique et mentale. C’est tout simplement grisant de sentir que l’on peut dépasser ces limitations. Nous ne sommes pas cloisonnés forcément dans une case. L’idée que je peux être autre chose que mes représentations. Et ce aussi bien dans mon corps que dans ma tête.
-2°Parfois c’est vitale, remettre sa vie dans ses mains et ses seuls capacités.
C’est ce qui va faire qu’une personne peut survivre et une autre au contraire mourir. Une situation qui nécessite un dépassement profond de Soi. Mettre sa vie en jeu, que ce soit réel ou  imaginaire (ex: le saut à l’élastique) conduit à se dépasser. Des sensations uniques se mettent se mettent en place :  instants évident, une profonde concentration, une suspension du temps, une extrême lucidité, un sentiment de profond de connexion à Soi, aux éléments, un sentiment de liberté, le bien être de l’adrénaline. Cet état de grâce est quand le mental s’éteint, quand il n’y a plus le temps de la réflexion, quand la décision et l’action sont instantanées. Il n’y a plus de différence entre l’observateur et l’objet, tout est un. Se sentir vivant.
 
Apprendre à se connaître, tout simplement.
Mais se connaître sans tricherie, sans s’imaginer ce que nous pourrions être. C’est essayer de coller à la réalité de ce que nous sommes. Ainsi apprendre à toucher ses limites, délimitent notre sphère. Celle ci est en constante évolution, Elle n’est jamais figée.On s’imagine ce que nous sommes, connaître sa limite permet de superposer la réalité avec notre vision de nous même.
           

Tout se mélange. Il n’y a pas une raison plutôt qu’une autre. Il y en a certainement d’autres aussi. Ce qui me semble important ici de souligner c’est que la limite à quelque chose qui touche à l’essence de ce que nous sommes, dans la chaire, qui na rien d’intellectuel, qui va au delà de la simple performance. Oui la norme, la société nous conditionne d’une certaine façon de penser le corps, la limite et le dépassement. Oui certains dépassement sont plus valorisés plutôt que d’autres. Mais il y a quelque chose de très intime, de concret, de réel, de vivant. Peut-être même un sentiment de liberté et de contrôle absolu de soi. Dans ces moments nous sommes pleinement conscient.

   
Comment faire?
Une évidence mais qui change tout. Pour aller titiller ses limites il faut faire.
Il y a une idée d’action, d’agir. Impossible de dépasser ses limites par l’imagination. On peut visualiser un succès, une épreuve, mais cela reste de l’ordre de la motivation. Certes la visualisation peut participer à la réussite du dépassement, mais en aucun cas elle l’est. Il faut se mettre en mouvement pour se dépasser. Mais c’est insuffisant. Il faut y associer les représentations de mes limites. Elles sont soit surestimées ou soit sous-estimées. L’action permet de calibrer les représentations. Ce qui nous amène à l’expérience. Le vécu nous permet donc d’estimer notre capacité. L’expérience influence nos représentations. Je suis capable de faire ceci ou cela ou l’inverse. Mais cette expérience est aussi limitative car elles nous empêche de voir plus loin, elle a tendance à nous limiter dans le girons de nos expériences passées.

 

La répétition.
Faire encore et encore. Au fur et à mesure que l’on répète, que l’on se rapproche de la limite, on apprend à la connaître, à prendre des repères. Ce qui nous faisait peur jusqu’à présent devient de plus en plus familier. De ce fait, la peur s’apprivoise et s’atténue. Faire et refaire développe la connaissance. Et au fur et à mesure cette connaissance s’affine, elle devient plus précise. Il y a donc un double processus la répétition apporte la connaissance qui par la même occasion apprivoise la peur. Et donc le dosage devient un élément fondamental. Suffisamment proche de la limite pour que le processus d’apprentissage et de la connaissance se déclenche, mais suffisamment loin pour que toutes les conditions de sécurité soient garanties.
L’observation instantanée et globale.
Prendre des repère qui nous permettent de nous ancrer de ne pas se laisser déborder et ainsi nous emmener vers une profonde concentration. Regarder les articles sur la peur, l’attitude juste et la justesse. Tout cela reste valable.
 

– Et parfois, nous pouvons nous mettre dans un certain état que je qualifie de grâce. Un état dans lequel le mental s’éteint. Ce que j’ai décrit plus haut. Cet état s’obtient quand tous les critères sont poussés plus loin. Quand plus rien vient perturber la concentration, quand la lucidité devient extrême. L’observation est à la fois globale et extrêmement orienté vers notre objet de concentration. Nous n’ignorons rien du milieu ou l’état dans lequel nous sommes, nous pouvons ajuster notre attitude, comportement, mais rien nous détourne de notre objectif. La peur se retrouve présente, mais elle est éteinte. Le temps s’efface. Tout change et saute en éclat. Les représentations, nos capacités s’envolent. Lorsque l’égo, le moi se tait, qu’il n’y a plus rien sauf être dans l’instant. Ce qui peut être simplement mettre un pieds devant l’autre. A ce moment là tout devient possible.
 
Au final Qu’est-ce qui s’en dégage de cette limite. 

 

– La connaissance de soi, concrète, brut, sans chichi. Se voir tel que nous sommes. 
– La recherche d’un état d’une extrême conscience, lucidité, liberté dans l’instant.
– Mais un état conditionné aux circonstances.
 
– Des sensations physiques extrêmes euphorisantes.
 
– la limite est très marquée mentalement, elle très évolutive et irrégulière.
On voit bien les dérives de la limite. Elle peut nous amener vers le toujours plus, ou à l’inverse  jamais s’en approcher. C’est toujours pareil il n’y a jamais de choix évident, parfois il faut un peu de ceci et un peu de cela. Toujours est il que la limite peu importe son intensité, sa valeur, son champ d’application, le sujet, est un moyen d’accéder vers des couches plus profondes de notre être que notre vie quotidienne ne nous permettent pas de révéler. Personne n’a dit qu’il fallait se mettre en danger pour aller réveiller ses couches, il faut resté lucide et conscient de nos actes, sinon nous tombons dans la témérité, l’insouciance. On peut travailler un aspect à la fois. Du coup le dosage n’est pas bon. La représentation du danger aussi est très variable. Il y a aussi d’autres moyens d’acquérir la connaissance de soi, comme la méditation par exemple. 
La marche

L’Observation

L’observation 

Et si c’était l’ingrédient secret

ET SI…
Si nous prenions le temps d’observer, de regarder pour de vrai. Ne pas interpréter les événements avec nos yeux, notre histoire mais avec un regard neuf, comme si c’était la première fois que vous ouvriez le yeux.
Si chacun pouvais regarder avec autre chose qu’une attente, entrer en relation sans autre chose que le moment présent qui est en train de se passer. Vivre l’instant sans rien chercher, sans porter un jugement.

 

l’ingrédient secret? 
L’observation changerait l’ensemble de nos communications. La compréhension du message serait la base de l’échange. C’est tout simplement notre relation au monde qui évoluerait. Je fais le pari que l’observation désintéressée, sans l’intervention de son histoire changerait nos vies.
Mais que d’efforts à fournir pour faire taire ses constructions mentales, que de travail pour développer cette capacité d’écoute sans interprétation catégorisante, en cherchant la simplification des choses.
Pourquoi l’individu cherche toujours à mettre les choses, les gens, les réactions dans des cases? Chercher la simplification ne rend pas les événements plus simples. Cela limite simplement le champ des possibles et l’explication véritable, si il y en a bien une. Catégoriser, c’est se simplifier la vie, se rassurer, s’imaginer mais en aucun cas c’est comprendre. Car la vie en générale est multiple, en constant mouvement ce qui est l’inverse de la catégorie qui est figée. Enfin la catégorie nous donne des airs de savoirs. Accepter que tout change, c’est embrasser l’incertitude et reconnaître de ne pas savoir, peut – être.
Au final la catégorie pour simplifier, complique notre rapport aux autres, au monde car elle oublie volontairement, implique une forme de jugement, d’ordre établi.
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Le lâcher prise

Le lâcher prise

Le Lâcher prise

Ou s’abandonner aux mouvements de la vie

Vous me direz il est facile de s’abandonner au rythme de la vie en vacances. Surtout avec un rythme extrêmement dynamique du genre :
 
Commence le matin doucement pour ralentir progressivement au cours de l‘après-midi.
Si ce genre de lâcher prise est tout à fait ressourçant, il est loin de définir complètement ce qu’est le lâcher prise.
comment le définir 
S’abandonner aux mouvements de la vie.
C’est pour moi la meilleure description de ce qu’est le lâcher prise.
Dans cette notion d’abandon lié aux mouvements de la vie il y’a :
L’acceptation
Le référentiel
Les peurs
L’action
La connaissance
Le présent – Le temps
L’observation
La peur comme évidence
Si une chose est sûre c’est que la vie n’est que mouvement. Tout n’est qu’incertitude. Même si vous considérez que certaines choses sont stables, établies, ce n’est que pour un certain temps. Rien n’est jamais immuable.
Cet état changeant crée de la peur. Certains d’entres nous font leur maximum pour prévoir, anticiper. Ces habitudes et tous les conditionnements qui en résultent, nous donne l’illusion que rien ne change. Se projeter, avoir des objectifs devient réconfortant. Nous savons dans quelle direction aller.
Ce que je veux dire c’est que nous faisons tout pour contrôler les mouvements de la vie. Tout en sachant au fond de nous que tout cela est vain. Nous développons tout un jeu de besoins, d’envies, de désirs pour nous aider à combler l’incertitude.
   
L’acception
Mais il suffit d’un événement, pour que tout s’effondre. Peu importe ce que c’est, chacun le sien. Mais réaliser cette précarité, cette incertitude de la vie nous rend fragile. La peur de vivre arrive.
Nous n’avons pas le choix. Il nous faut accepter l’incertitude permanente, accepter de vivre avec la peur, prendre cette prise de risque, cette inconnue. Il faut s’abandonner aux mouvements de la vie.
comment faire ?
Les référentiels
Nous ne pouvons pas influencer sur les conditions extérieures, c’est à dire tout ce qui est en dehors de nous, même si certains événements pourrait laisser croire que nous avons un certain pouvoir sur les choses, ce n’est qu’une question de degré, il y en aura toujours qui s’imposeront à nous. Nous ne pouvons que nous adapter. Prendre conscience de cela est la première étape.
La seule chose qui est en notre pouvoir c’est nous mêmes. Même si cela est loin d’être évident, demande une énergie conséquente, nous pouvons évoluer, changer, progresser.
 
Le temps – Le présent
On voit bien que le paramètre qui va influencer notre réponse c’est le temps. Que tout contre argumentation ne résiste pas à l’épreuve du temps. On en revient au départ : tout n’est que mouvement.
Et chercher à rendre stable, inerte, immuable une chose, un fait, un événement est vain.
Donc concentrons nous sur nous mêmes. Pour changer, influencer, modifier, se transformer, prendre conscience, il faut apprendre à se connaître. Et il faut aller le plus loin possible de la façon la plus fine possible.
Quels sont mes schémas de fonctionnement ? Quels sont mes conditionnements? Quelles capacités, intérêts, etc.
Apprendre à se connaître est le seul moyen possible pour être capable de supporter l’incertitude.
La connaissance de soi doit être tournée de plus en plus vers l’instant. Comme tout est mouvement, regarder ce qui était hier ou essayer de prévoir demain ne sert à rien. Nous retombons dans les projections, l’imagination. Une connaissance profonde et sincère ne peut être tournée que dans l’instant, le présent. Reprenez votre corps. Certains jours il est comme ça et d’autres il est autrement. Même si vous avez une discipline extrême, vous ne pourrez pas éviter de micro changements. Se connaître parfaitement ne peut être que dans le présent.
L’observation
Et pour développer cette connaissance de nous même dans l’instant, il faut développer un sens profond de l’observation. Mais une observation sans jugements, sans conditionnements. C’est à dire essayer de regarder sans le filtre de nos expériences passées, sans nos influences et nos croyances. Juste regarder profondément. C’est quand le mental s’éteint. Comme devant un paysage magnifique et que le silence s’impose et qu’il n’y a que de la contemplation.

 

Alors quand est il
Pour conclure, je vous dirai qu’il y a toujours plusieurs niveaux de lecture de chaque principe. Le lâcher prise n’est pas une simple idée de ressourcement, pour recharger des batteries. Ce n’est pas non plus une certaine idée de s’engager avec l’incertitude qui en découle, sans savoir précisément ce que demain sera fait. Cela va plus loin. Beaucoup plus loin. C’est une véritable quête vers une libération de nos peurs, de nos conditionnements. C’est arpenter le chemin de la connaissance de Soi de manière profonde, fine et intense.
C’est à cette condition que l’abandon aux mouvements de la vie, que le lâcher prise se fera sans conséquences, sans drame. Tout est bien. Et ce n’est pas une passivité totale. Nous pouvons agir! Bien sûr. Mais nos actions ne seront pas soumises à aucune sorte d’influence. Nous pourrons nous engager totalement dans l’action sans chercher un but, un résultat. Sinon cela reviendrait à retomber dans nos conditionnements.
C’est abstrait, déconnecté du quotidien, ce que je raconte ?  Et pourtant il n’y a rien de plus réel que ça, de plus concret. Interrogez vous, questionnez vous. Les grands textes et penseurs ne disent pas autre chose. Cela nécessite un engagement total de notre part. Mais on est pas obligé de se prendre trop au sérieux pour cela, on peut le faire avec joie et humour.
L’adaptation au milieu

L’adaptation au milieu

Je suis actuellement en vacances ! Je profite très bien de cette période 😉. nous avons choisi un lieu très différent de nos montagnes chamoniardes. Je dirai même que c’est l’exact opposé. Nous sommes à la mer.

Ce qui m’intéresse ici c’est les effets que ce changement de géographie produit sur le corps et sur notre esprit.

Les caractéristiques géographiques

Il y’a tout un tas de caractéristiques différentes entre les montagnes et le bord de mer. Essayons de les passer en revue :

  • L’altitude
  • L’humidité
  • La luminosité
  • La température et l’amplitude thermique

J’en ai certainement oublié et je compte sur vous pour compléter cette liste😉. En tout cas j’ai essayé de trouver les facteurs déterminants entraînant une réaction sur notre être.

Il me sera impossible ici d’étudier les conséquences de chaque élément séparément les uns par rapport aux autres. Il faudrait trouver des lieux où simplement un des facteurs varie. Et ensuite avoir une sensibilité suffisante pour ressentir ces variations. Ici nous changeons tout. C’est beaucoup plus facile à percevoir les changements.

Les adaptations en questions

Les différences

D’abord le premier élément qui nous saute aux yeux c’est la chaleur. Celle ci est constante. Et cela nous change beaucoup d’amplitude thermique importante de plus de 20 degrés parfois. Un autre élément qui va avec cette chaleur car elle lui donne une particularité c’est l’humidité. Grâce à la mer, la chaleur est constante et humide.

Globalement ce qui est frappant ici c’est la constance de l’environnement. Il y fait chaud, humide, très lumineux, avec un légère bise qui est salvatrice. Dans les montagnes c’est l’exact opposé. Variations des températures, changement permanent des vents, de la luminosité. La seule constante est l’atmosphère sec chez nous.

Que se passe t’il au niveau du corps ?

Et bien c’est une transformation en profondeur qui dure sur plusieurs jours. Aujourd’hui c’est le deuxième et cela continue.

D’abord la transpiration est abondante, elle a tendance à se réguler au fur et à mesure des jours. La circulation sanguine est très périphérique. J’ai la sensation que le corps chauffe de l’intérieur et qu’il envoie tous les fluides près de la peau pour essayer de les rafraîchir. Ce qui produit des sensations de gonflements. Pour le moment toutes mes amplitudes de mouvements sont pour ainsi dire limitées, comme coincées par le gonflement.

Et la faim. Une envie de manger plus grande que d’habitude. Boire devient une obsession. Je crois qu’il nous faut beaucoup d’énergie pour nous adapter à ce nouvel environnement. On se sent comme les chiens qui mangent et vont faire une sieste à l’ombre en se laissant écrouler par terre dans un soupir bruyant signalant à tous qu’ils ont tout donné. Et sieste à gogos.

Forcément on se sent comme au ralenti. D’un dynamisme relatif dans ces conditions. Notre esprit est plutôt anesthésié. On commence doucement le matin pour ralentir l’après midi. Du coup, l’importance de chaque événement s’atténue. Mais on s’exprime avec force. Cela évite d’agir !

Après quelques jours

Et bien tout se met en place! L’énergie remonte et la faim se régule. La transpiration devient moins importante. La soif diminue. En gros nous avons moins chaud 🥵 malgré des températures similaires. Le corps c’est adapté à son environnement ! Je suis toujours fasciné par nos capacités d’adaptation. Quelque soit le milieu, il y’a toujours des êtres humains. Dans le règne animal, chaque espèce a une particularité physiologique qui lui garantit une place dans son écosystème. Ainsi le félin a des griffes, des crocs et il est très véloce. Il est construit pour son rôle de prédateur. Et la notre, ne serait ce pas cette faculté à nous adapter quelque soit notre milieu de vie ? Notre gros cerveau 🧠 nous servirait pas plutôt à cela ? Nous adapter !

Il y a quand même une particularité qui demeure après quelques jours, qui s’est installée. J’ai gonflé ! Plaisanterie à part, mon corps a pris plus de place. Toute ma circulation passe dans la périphérie, au plus près de la peau pour se rafraîchir. Je dirais même que les réseaux de circulation ont augmenté pour accroître le temps de rafraîchissement. Si mes articulations ont retrouvé voir augmenté leur mobilité et amplitude, le fait de passer à une circulation plus périphérique donne une plus grande lubrification du corps et une plus grande souplesse. À vérifier sur ☝️ un plus long terme.

Et pour finir

Cette adaptation à la géographie est fascinante. Même si tout cela est de l’ordre de la sensation, il n’empêche qu’une connaissance de plus en plus fine du corps permet d’approcher toutes ces adaptations. Et ce qui me plaît encore plus, c’est l’idée que le milieu façonne les gens. Ainsi une personne qui habite dans le sud au bord de l’eau n’est pas la même physiologiquement qu’une autre habitant dans l’Est, etc…. Ces différences subtiles nous permettent d’être le plus efficace possible dans notre milieu. C’est toujours nous qui nous adaptons au milieu et jamais l’inverse. Sans s’en rendre compte, nous sommes naturellement en harmonie avec la nature, enfin notre corps. Faut-il rajouter la tête.