Travailler les appuis sur la tête 

Sirsasana. Les appuis sur la tête peuvent poser quelques difficultés. L’appréhension et le manque de souplesse notamment au niveau du bassin peuvent rendre compliqué la mise en place de la posture. Et avant tout le poids sur la tête peut déstabiliser. Suivant la forme du crâne, sa sensibilité, sa musculature ( au niveau du cou, de la colonne et du bassin). Le premier conseil est d’écouter ses sensations « avec intelligence ». D’abord le poids. Est-ce trop lourd? Si oui gardez les pieds sur le sol et progressivement amenez le bassin au dessus de la tête. Surtout stoppez la progression et/ou la posture suivant la sensation de poids sur la tête. Cette progression peut prendre plusieurs mois, le temps de construire la musculature du dos et du cou. 

Ensuite la tension. Stoppez la progression quand la tension dans le cou et les épaules – haut du dos devient forte. C’est là que le mur devient intéressant. 

L’intelligence c’est l’outil qui vous permettra toujours de pratiquer, en sachant quand stopper ou continuer et pourquoi. Cela vous permettra toujours de progresser et d’éviter les blessures. 

​Le mur :

S’aider du mur dans cette position permet:

  • De trouver un appui haut avec les pieds et d’éliminer le problème de la souplesse. 
  • De diminuer la tension dans le cou et la région des épaules. Et donc de travailler progressivement au relâchement des épaules. 

  • De prendre confiance pas à pas 

  • De trouver le point d’équilibre 

  • De sentir que cette posture peut se faire sans tension. 
    Comment faire ?

1•A quatre pattes, pieds contre le mur, sommet de la tête sur le sol, entrelacez les doigts et rangez le petit doigt directement en contact avec le sol pour ne pas l’écraser. 

Surtout les coudes vers l’intérieur, prenez la largeur des épaules comme référence. Poussez dans les coudes et relâchez les épaules (tourner les épaules vers l’extérieur). 
Il est toujours possible de stopper la progression quand vous voulez, écoutez vos sensations. 
2•Montez les pieds, pas trop haut, parallèle au sol. Gardez une jambe sur le mur et l’autre derrière la tête. 
3•Plus vous êtes à l’aise et plus vous pousserez dans le mur pour allonger la jambe et déplacer le bassin au dessus de la tête, jusqu’à la pointe de l’orteil. Et le moment viendra où vous n’aurez plus besoin du mur. 
4° Pour la posture complète, remonter les jambes en même temps pour ne pas créer de déséquilibre.

Belle journée 

Namaste 

Charly 

Les asanas décortiquées

Une cuisine d’asanas.
Un asana est un ensemble d’ingrédients qu’il faut bien mélanger pour en ressentir tous les bienfaits. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut être souple et fort. Non il faut d’abord entreprendre des actions justes avec son corps. Il nous faut changer d’état d’esprit. Devenir des êtres conscients, mettre de l’intelligence dans chaque cellule afin de comprendre l’ensemble des interactions du corps.
Ne rien admettre comme allant de soi. Il faut s’interroger en permanence, à chaque respiration, pour essayer de comprendre le comment ça marche.
Pas besoin d’être un yogi puriste, d’être un sportif accompli, ou tout autre chose pour se poser sans cesse des questions. Et surtout de chercher les réponses. Il faut être curieux, à l’écoute de soi, et expérimenter.
BKS Iyengar  » en apprenant une quantité de petites choses, il se pourrait qu’un jour vous finissiez par connaître quelque chose de grand ! »
Dimanche, nous chercherons des réponses à notre cuisine et trouverons des ingrédients à poser dans chaque posture.

le massage et le yoga

Il y a plusieurs intérêts au massage.
D’abord pour ressentir son corps et les zones de tensions.
Ensuite pour drainer la chaire.
Enfin pour prendre conscience de son schéma corporel.

Avec le massage nous explorons la densité du corps, la profondeur. Les couches se succèdent de la peau jusqu’aux os.
Ces couchent ne sont pas homogènes.
Le massage est là pour nous aider à équilibrer et à oxygèner les tissus (mettre de l’air dans la chaire).

Le massage permet la détente et permet de modeler le corps. A l’image de la pâte que l’on vient pétrir avec amour et étirer avec un rouleau. Ce qui nous intéresse particulièrement pour le yoga. Pouvoir se poser dans une posture et se laisser modeler par l’asana.

Nous sommes des êtres incarnés dans un espace en trois dimensions. Et souvent nous avons du mal à ressentir l’emprunte que notre corps occupe dans l’espace. Il y a toujours la réalité de notre corps et l’image, la perception que nous en avons. L’image est un processus mental. Le massage nous aide à faire correspondre la réalité et notre représentation.

Dimanche 31 juillet nous explorerons le massage et le yoga. Suivez le lien pour plus d’infos.

N’hésitez pas à réserver : murmureyoga@gmail.com

Namasté,

Charly

Petite pensée de vacances 

Une onde, une vague, inlassablement encore et encore. Toujours sans discontinuer. Quoiqu’il arrive la vague viendra s’échouer sur la plage. Elle sera influencée par les conditions météorologiques, les courants, toujours suivant ce rythme, accompagné du chant des vagues. Captivé, captivant …… Méditatif. 

Les vagues ont la capacité de capter l’attention, d’attirer à elles chaque être. Elles ont cette force attractive. Rien ne leur résiste. 

Nous essayons de les comprendre, les suivre, glisser avec, lutter contre est sans espoir. Elles sont parfaites. 

La pratique telles des vagues……..

Le pouvoir du relâchement suite

Le stage est pour bientôt. Dimanche 26 juin 2016.

Nous allons travailler le pouvoir du relâchement. J’ai abordé le sujet la semaine dernière. Souvenez vous. Je vous avais dit que le relâchement n’était pas mollesse! J’avais mentionné alors que le relâchement nous permettait de transmettre toutes les actions engendrées par les fondations du corps (les mains, les pieds). Et alors, si nous nous permettons de relâcher, nous avons accès à un pouvoir. La force émerge sans douleur, sans fatigue. L’énergie se manifeste et circule dans tout notre être.
Mais il nous faut être extrêmement vigilant. Sans conscience point de salut! Sans travail, point de résultat!!!!
J’ai aussi dit que le corps sait. Il sait comment se mouvoir, il sait……. Il faut réapprendre à l’écouter. A ne pas le contrôler, lâcher prise pour aller au delà de nos limitations physique, de nos limitations psychologiques. Le mental est partout.
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Je voudrais ajouter cette semaine ce point. Le souci du détail. Apprendre l’observation.
Une action a de grandes conséquences, si nous laissons faire le corps. Ainsi est la magie du relâchement. Découvrir la mobilité de chaque articulation. Découvrir son potentiel. Essayer de compre
ndre, ressentir ce relâchement. Et c’est aussi devenir responsable de sa pratique. Ne plus faire en recherchant telle performance, ne plus penser que telle partie du corps devrait être placée comme si ou comme cela. Rappelez-vous le corps sait.
Et puis connectez. Indiquez une direction. Mais pas avec le mentale. Pas avec vos muscles. Utilisez tout votre corps, toute votre conscience. Le mouvement se fait des ongles au bout des cheveux.
Mais il y a plus.
La respiration. C’est à la fois une aide et un multiplicateur. Une aide parce que grâce à la respiration nous recherchons chaque petit recoin qui n’est pas relâché, et un multiplicateur car la respiration nous permet l’expansion dans tous les sens. Il n’y a plus qu’à laisser circuler l’énergie.

Le pouvoir du relâchement

Le relâchement est une force insoupçonnée. 
La véritable force est le mouvement qui se fait avec relâchement.  
Explicitons un peu.
Le mouvement. Il y a de multiples façon de se mouvoir. Le yoga nous enseigne à prendre conscience de notre corps, être pleinement conscient de nos mouvements. Afin d’aller toujours plus loin, d’aller toujours plus profondément en nous même, nous compliquons les postures pour s’assurer de notre calme intérieure quelque soit les circonstances. Rester calme la tête en bas oú sur les bras.
Le corps sait. Quel est le geste efficient. Le corps sait. Mais notre tête non. Depuis toujours, notre héritage, notre histoire est inscrite dans nos cellules, au plus profond de nous. L’idée retrouver une mobilité naturelle, de l’origine, sans qu’elle soit parasitée par notre tête.
Le relâchement va nous permettre de sentir et transmettre les actions, l’énergie, qui passent à travers le corps. Libérer les canaux de passage en quelque sorte. Par une action juste de l’ancrage toute l’énergie est transmise au reste du corps, il n’y a plus qu’à accueillir les effets. Et pour diriger ces flux, il nous faut orienter notre intention vers un endroit. C’est ainsi que le mouvement est une vague qui se propage et voyage dans le corps.  HipstamaticPhoto-486661209.643919
La respiration est notre meilleur témoin pour vérifier notre relâchement.
La force n’est pas tension, ni contraction.
Si il y a tension alors la force sera comme emprisonnée dans un étau impossible à briser. Dans le relâchement la force libère son potentiel.

l’équilibre

L’équilibre.
C’est précisément le point entre 2 déséquilibres.
Alors Qu’est-ce que l’équilibre ? C’est la rencontre de différents paramètres qui s’unissent pour créer un espace où tout se tient. Et cet espace peut être très fin.
La clé : réunir l’ensemble des paramètres pour créer l’équilibre. 
Cherchons à identifier ces paramètres.
Premier principe: repartir le poids autour du centre. 
Prenez une balance, pour réunir les conditions de l’équilibre il suffit de poser le même poids sur chaque plateau. Il y aura alors équilibre autour du centre.
Si nous varions le poids d’un côté, il suffit de compenser suffisamment le bras du côté opposé.
Appliquons le même principe au corps humain. Notre point d’équilibre se situe au niveau du centre de gravité, 3 doigts sous le nombril.
Si une partie du corps (ex: les jambes ) se trouve loin du centre de gravité, il faudra essayer de projeter l’autre partie du corps (ex: le buste) de l’autre côté du centre.
Et si il nous manque de l’espace alors il faudra engager d’avantage les muscles. Mais ce n’est pas tout. il va falloir connecter tout le corps pour créer un ensemble homogène. « En gros pour ne pas s’écrouler ». Et pour se faire il nous faut les bandhas.
 
Deuxième  principe : créer un levier.
Comme sur la balance, il nous faut un pieds et un axe central où repose le point d’équilibre et les deux plateaux de chaque côté. Ce pieds doit être stable et bien encré dans le sol. Cela peut être les pieds, les mains, les ischions, etc….
Et si vous voulez un levier efficace il faut ajouter une action et une direction dans le sol. Pousser vers le bas et l’avant ou l’arrière, etc……
Troisième principe : accepter le déséquilibre pour obtenir un équilibre.
Et oui! pour aller vers un etat d’équilibre il faut accepter une phase où il y a mouvement, où il y a incertitude. Donc il faut s’engager. Aller vers l’inconnu.
Autrement dit pour acquérir un etat stable et posé, il faut accepter le mouvement et l’incertitude transitoire : le déséquilibre.
Dans la vie, pour trouver l’équilibre il faut alors: 
-Un encrage solide dans la terre. (Tout ce qui nous permet de nous sentir les pieds sur terre comme la famille, les amis, se concentrer sur le présent,etc… )
-Avoir un levier solide. Notre levier à nous serait résumé par l’expression : un esprit sain dans un corps sain.
-Accepter le déséquilibre se traduirait par accepter l’inconnu et l’incertitude comme faisant partie intégrante du processus nous permettant de créer l’équilibre. Ne pas avoir peur et accepter l’inconnu.
Autant dire un travail quotidien pour se familiariser avec l’inconnu, pour travailler le corps et la tête, enfin pour doser chaque chose, élément de notre vie pour réaliser l’équilibre.
Venez travaillez votre équilibre au workshop du dimanche 15 mai 2016.

soyons curieux

Cette semaine nous allons aborder la curiosité.

Que ce soit en yoga ou dans la vie : soyons curieux.
Et si le problème de nos sociétés était en partie lié à la curiosité. Cela nous concerne tous. Des adultes qui se laissent enfermer dans une routine, des angoisses, des problèmes. Des adolescents sans ambitions, avec peu de rêves, aucunement prêt à faire des efforts dans une direction quelconque.
Soyons curieux  comme un enfant qui découvre la vie. Soyons curieux comme un enfant qui expérimente, qui tente, qui essai et qui ne pense pas à autre chose qu’à son objectif.
La curiosité. Tel des explorateurs nous partons à la découverte de notre corps. Par des essais, par la respiration nous explorons notre corps et petit à petit nous creusons les couches. Nous entrons en nous, de plus en plus loin.
Faire des postures sans se poser des questions,
Comment utiliser mes pieds, oú porter mon intention, le réagir de, la colonne etc…….
Plus nous aurons des questions, plus nous sommes curieux. Et plus nous sommes curieux, plus il nous faut chercher. En yoga comme dans la vie, les réponses ne viennent qu’à celui qui cherche. Soyons curieux et attentif, pour accueillir les réponses.
Le problème c’est que nous attendons les réponses, au fur et à mesure nous en venons à ne plus nous poser de questions, nous attendons des réponses, mais nous ne savons plus à quoi. Et puis la curiosité s’éteint. Il n’y a plus qu’à prendre pour argent content ce qu’on nous donne. Ahhhhhh! Le scenario catastrophe.
Soyons curieux, posons nous des questions, sur tout. Rien ne va de soi. Soyons curieux pour chercher des réponses. Alors nous aurons peut être une réponse et nous serons riches de toutes les expériences accumulées en cherchant. Et peut être qu’un jour tout fera sens. Voilà j’ai trouvé ma réponse, ma voie. Je suis cela, je suis fais pour ça.
Soyons curieux………Soyons curieux

La théorie 

C’est curieux comment les sujets et les thèmes des articles s’enchaînent. Plusieurs fois dans la semaine je viens à parler du même sujet à des personnes différentes. Inutile d’aller chercher plus loin.Aujourd’hui c’est la théorie. 

Dans notre civilisation nous privilégions la théorie à la pratique. Nous avons besoin de conceptualiser les choses. Nous avons besoin de l’intellect. 

« 99% de pratique et 1% de théorie  » Sri Pattabhi Jois. 

Alors que faire avec tout ça?

Lâchez, abandonnez la théorie. Oubliez la. Elle ne sert à rien. Elle ne sert qu’à se perdre et à nous illusionner. Rien ne sert d’être un expert en chakra, en anatomie, bio mécanique, en énergie, ce n’est que de la culture générale et de la curiosité. Rien ne sert de penser il faut sentir et ressentir. Être conscient de. 

Choquant de lire ces mots? Pas tant que ça.
A trop vouloir mettre des mots scientifiques et des préceptes sur du ressenti on en vient à tomber dans l’illusion. A se focaliser sur les chakras, à s’entendre dire, c’est comme ça, c’est là, vibrez, sentez, etc….. On finit par sentir. Mais quoi? A force de baratiner sur un concept on finit par croire que nous le sentons, mais qu’en est-il de la réalité? L’esprit et l’ego peuvent beaucoup. Notamment nous faire croire que nous sentons alors que nous simulons une sensation. Nous sommes alors dans l’illusion. 
A quoi sert de se raconter des histoires ? 

Ne pas en parler, sentir les actions et réactions du corps, nous permet de ne pas parasiter la pratique avec des concepts. C’est rechercher la vérité. 
Vous sentez quelque chose, c’est à vous. Vous utiliserez votre expérience pour en parler. Ce savoir là est sincère, il est riche et n’a pas de prix. Vous pourrez toujours aller lire les concepts. Certains  vous parleront, ce ne sera que de l’information. Car le senti, la valeur de cet apprentissage vous est acquis.
99% pratique et 1% théorie 
Pas besoin de se parasiter avec de la théorie. 
Ne perdons le fil et l’ordre de choses. C’est parce que les anciens ont expérimenté tout ces savoirs que nous avons de la théorie. Mais pour entrer dans ce savoir, il n’y a pas le choix il faut l’expérimenter, le vivre soi même. Raconter n’est pas vivre. En yoga il n’y a pas le choix. Faire faire et refaire. Au fur et mesure de la recherche on trouve. Il est là le vrai savoir. 

On peut parler des heures et des heures de concepts, de nuances, de termes techniques, etc etc mais tant que l’expérience individuelle n’aura pas été vécu ce ne sera que du baratin.


Conclusion
:

 il ne s’agit pas de tout rejeter ou de précepter des concepts et théories. 

C’est plutôt de rester concentrer. Se Concentrer sur sa pratique et sur ses sensations. Ce n’est que par ce moyen que nous pourrons discerner le vrai du faux.

Faites le contraire. C’est parce que vous ressentez et qu’un besoin de connaissance se fait sentir que vous irez chercher l’information. 

Accepter 

L’acceptation. Voici le mumure de ces derniers temps. Quand je me penche sur ce sujet, je suis perplexe ! 

La première idée qui me vient est d’accepter ses réussites, ses échecs, ses sentiments, ses émotions, etc, etc et plus largement tout ce qui peut nous arriver. Ok. 

Quelle est la signification ?

 Après réflexion, je pense que vivre pleinement ce qui nous arrive est le sens d’Accepter.
Quand il s’agit de réussite c’est assez facile. Accepter la joie, le bonheur et la satisfaction. Vivre pleinement ces échecs. Voilà qui est plus compliqué. Accepter d’être triste, de ressentir la douleur, la peur, d’avoir de la peine. La chose est plus ardue et beaucoup moins agréable. Elle peut faire mal.

Alors accepter serait de l’ordre du sentir et de ressentir des émotions bonnes ou mauvaises. Chaque événement engendre des émotions qu’il faut accepter et ne pas refouler.
C’est là que je deviens perplexe. Une fois que nous avons été bien triste, bien joyeux, que nous avons vécu, ressenti chaque événement, que faisons nous Après? Continuer comme si de rien était? Pas toujours possible, voir impossible, nous sommes riches de cette expérience. Nous ne pouvons pas ignorer, les évènements et les conséquences et nos émotions sous-jacentes.
Accepter d’être soi, accepter de ne pas être un autre, de ne pas avoir fait ces choix, ne plus utiliser des j’aurais dû. Est ce pour autant qu’il faut être résigné? Est ce pour autant qu’il faut tout accepter? Et où se situe la limite entre le oui j’accepte et non stop? 

Après cette perplexité j’entrevois un début de réponse. 

Accepter pour se détacher de l’emprise de ces émotions. Accepter pour en tirer les leçons, avec justesse. Accepter pour ne pas laisser notre jugement être l’esclave de nos émotions et de nos réactions. Accepter pour ne pas être la victime de nos perceptions. Il y a l’idée de prendre du recul, de la hauteur pour agir, réagir au mieux face à l’évènement. Et cela commence par Accepter.

Mais alors que faire lorsque l’on a un rêve, un désir fou, que l’on essai encore et encore, que le destin nous met des barrières encore et encore.

Que faut il accepter dans ce cas ? L’échec et dire stop. Les obstacles et continuer ? Quelle est la réponse?  Retour de ma perplexité. Que faire à ce moment là?

Quand je ne sais plus, alors je me tourne vers les asanas. Les postures sont toujours d’une aide précieuses. Il y en a des postures que je voudrais faire! et qui pourtant elles sont loin d’être accessibles. De part ma constitution physique, grâce à ma vieille copine l’hernie discale qui a laissé des souvenirs, j’ai beau faire, faire et refaire je suis toujours aussi loin. Et certains jours encore plus loin que d’autres! Et bien j’accepte. 

J’accepte d’avoir mal, de ne pas aller au bout de la posture, de ne pas ressembler aux super forts sur la photo. Mais ce n’est pas tout. Le plus intéressant dans l’histoire c’est que je travaille dure, elle demande une sollicitation et une présence de chaque instant. Et pour le coup, elle est formatrice. J’apprends et je reçois tout ce que je dois recevoir de la posture même si j’en suis loin. Finalement ce qui m’intéresse c’est toujours de travailler au maximum dans la posture s’en chercher à aller au bout. C’est d’accueillir l’ensemble des sensations ressenties. Modifier pour le mieux si cela est possible et me relâcher dans la posture et respirer.

Alors accepter ne serait pas de se concentrer sur la finalité d’un événement, d’un projet ou tout autre chose, mais sur le travail fourni. Et alors où est la limite? Quand sait on qu’il y a obstination? Qu’il est temps de s’arrêter? 

Asana me dit: Lorsqu’il  y a risque de blessure! Alors je passe à autre chose pour laisser reposer. J’arrête et je laisse les choses venir ou rentrer dans l’ordre progressivement. Et je réessaye plus tard, prudemment, ou je travaille d’autres choses en lien qui me reprochent plus doucement de la posture, s’en chercher à la faire, je l’oublie. Et si je dois la faire l’occasion se présentera peut être. 

Alors faire pareil, adopter la même logique. Oublier la fin, se concentrer sur le travail du moment, écouter la limite, travailler sur elle, et puis savoir dire stop, se reposer, trouver d’autres voies, d’autres moyens pour se rapprocher. Le plus difficile dans cette histoire c’est définir la limite. Et la réponse est de voir ou il va y avoir blessure. Blessure physique ou mentale: Etre à l’écoute de soi.

Dépasser ses habitudes et abandonner ses rôles.

Dépasser ses habitudes, abandonner ses rôles.
Chacun de nous arrive en cours avec des vestes. L’appréhension, l’habitude, la motivation (défaut ou excès), des douleurs ou des facultés dans certains types de mouvements et des difficultés dans d’autres. Et puis il y a les :

«j’aime bien faire cette posture après celle là»,

«ah non je ne sais pas faire ça, je ne peux pas»
Faisons tomber la première veste.
Faites table rase de tout ce que vous savez ou croyez savoir. chaque jour, chaque posture s’aborde avec un regard neuf. Ainsi entrer dans une posture en reprenant chaque principe, chaque sensation, chaque respiration comme une première fois, va permettre d’explorer toutes les possibilités du jour. Celles-ci seront différentes d’hier et de demain. Peut être découvrirez vous de nouvelles choses.

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En d’autres mots, soyez dans le présent.

Vous avez des habitudes de pratiques, on vous propose une autre façon de voir la posture, l’enchaînement, pourquoi ne pas essayer et rester dans votre habitude.

l’habitude a deux aspects. Si il est bien de créer une routine parfois (comme de pratiquer le yoga), il est beaucoup plus pernicieux de tomber dans l’excès Et l’automatisme. Qu’elle est la différence, comment s’en préserver : l’intelligence. Réfléchissez toujours à ce que vous faites (comment, quelles sensations, etc..)

Faisons tomber la veste.
Face à la douleur, la blessure, les possibilités. Si il faut être prudent, il faut aussi être vigilant. Avoir une attention sage et neuve chaque fois. Ainsi j’engage la posture, comment je me sens. Est-ce que j’ai mal. Est ce que c’est une bonne ou mauvaise douleur? Si je ne peux pas, puis-je prendre la posture de façon adaptée? Dans ce cas comment je suis? La douleur est elle toujours presente? Si oui alors je ne la fait pas. Si non je peux essayer de respirer dans cette position.
Et ce processus est valable pour une posture avancée. Toute est une question d’intelligence du corps.
Faisons tomber la veste, les vestes. C’est par ce moyen que nous allons explorer des facettes nouvelles, des possibilités nouvelles. Abandonner ces mauvaises habitudes, les rôles que nous prenons n’est pas chose aisée. La réponse est toujours la même :
Practice, practice, practice ………

Suivre sa respiration

Suivre sa respiration.
Suivre sa respiration et ne pas la subir. C’est l’enjeu d’une pratique en conscience. 
Je reviens sur la respiration. C’est une des clés de la compréhension du corps.
    «Habituellement le physique prend le pas sur la respiration.» 
C’est normalement la sollicitation musculaire qui va déterminer le rythme de la respiration. Ainsi grand effort rime avec respiration rapide, un faible engagement physique et la respiration se fait plus lente. C’est dans cette logique que nous agissons. Dans ce modèle c’est bien le corps qui va diriger la respiration et son rythme. 
«Nous voulons nous échapper de cette boucle. Nous voulons inverser la tendance.»
Si le lien étroit qui existe entre la respiration et l’effort est évident, le jeu de qui fait quoi et qui dirige l’autre ne l’est pas. 

Pour se soustraire au cycle ( corps dirige la respiration), il faut faire intervenir son attention. Prendre les rênes de la respiration et s’en servir comme d’un guide. Nous allons la diriger à travers le corps, l’aiguiller vers des zones particulières. Concrètement, diriger la respiration le long de la colonne vertébrale, laisser la respiration se développer autour de la cage thoracique. Profiter pleinement de l’inspire et de l’expire. Pas de précipitation, juste du ressentir. Vous sentez que la respiration se bloque, vous contractez trop de muscles, relâchez d’avantage. Servez vous de la respiration. Là où vous sentez des blocages c’est là que vous devez lâcher. La respiration devient un guide qui vous montre les endroits à travailler.
Mais il y a plus. Lorsque vous respirez le long de la colonne, que l’air monte dans le haut du corps, il vous élève vers le ciel. Ainsi vous créez de l’espace entre chaque os, chaque muscle, chaque fascia. Par cette action les postures deviennent plus légères, plus profondes, plus engagées. 
Pour compléter ce processus, ancrez vous dans le sol. 
Ainsi prendre le contrôle de la respiration c’est prendre le contrôle de notre corps.
           «Une symbiose entre le corps et la respiration». 

Ainsi par la respiration, notre pratique s’éloigne de la gym pour entrer dans le yoga. La respiration est une des clés vers une conscience profonde du corps. 
Chaque inspire est unique, de même chaque expire. L’inspire est différent de l’expire et leurs conséquences sur le corps diffèrent. Chaque instant doit être ressenti sans chercher à retrouver des sensations passées, sans chercher des potentiels futurs. Se centrer sur l’instant présent. Agir, modifier, ressentir, voici le pouvoir de la respiration. 
la respiration est méditation, par extension la pratique devient méditation. La pratique est yoga. La respiration est alors l’élément clé, la base de notre recherche. 

Est ce mon niveau?

Et bien oui. Ça l’est toujours. C’est le bon choix.
Et oui, il y a des postures qui sont difficiles, d’autres demandent une certaine souplesse ou ouverture, voir même quelques unes sont impossible à réaliser pour le moment.Et alors!

Est ce une raison pour ne pas venir? Je ne crois pas.

 

Quel est l’intérêt de pratiquer si il n’y a aucune difficulté? Si aucun effort n’est produit (tant sur le plan mental que sur le plan physique) que va-t-on apprendre? Comment savoir si on se relâche vraiment si on ne doit fournir aucune attention, s´il n’est pas besoin de se concentrer suffisamment? 

Si tel est le cas il y a illusion complète. Comment se connaître vraiment si on ne va pas côtoyer ses limites, si on ne va pas creuser au plus profond de soi. 
Faire le maximum, être entier dans l’instant, c’est aller au bout des ses possibilités en étant encré et confortable.               
Et cela se ressent. Alors à partir de là il y a toujours moyen de travailler une posture difficile, voir impossible pour le moment. Car avec une pratique régulière l’impossible devient possible, si l’on accepte de prendre le temps qu’il faut, si on accepte que la posture parfaite n’existe pas. 
Et quelque soit notre niveau nous pouvons travailler une posture avec des adaptations ou une posture similaire qui prépare à une autre plus engagée. Il suffit de demander des adaptations, des conseils. 
Vous ne savez pas faire une posture sur la tête? Et bien il n’y a pas besoin de mettre les pieds au ciel pour travailler les bases de cette posture. Il faut apprendre l’encrage et ensuite l’élévation. Vous ne pouvez pas attraper les mains dans le dos dans une torsion! Et alors. Encore une fois une adaptation simple permet de travailler là où vous en êtes. Et c’est ça qui compte. Vous manquez de force de gainâge pour tenir le compte ou la durée, et bien faite une pause. Vous n’avez plus de souffle et bien faite une pause. Vous ne comprenez rien à la posture et bien demandez. 
C’est lorsqu´il y a blessures ou handicap qu’il faut penser cours adaptés. Encore une fois, demandez. Rendez votre pratique vivante, engagez vous. 
Le plus dure c’est le rythme. Pour certains le rythme peut être trop rapide ou trop mou. Certains ont besoin de temps pour être entièrement avec eux même, d’autres ont besoin de sentir un mouvement continu pour se plonger en eux. Alors dans ce cas on peut choisir un style de yoga différent, mais ce n’est pas une question de niveau. 
Votre niveau et le bon quelqu’il soit et c’est votre pratique, le reste n’a aucune importance. 

Les fascias bis

La semaine dernière j’ai abordé les fascias. Et oui, le stage de demain sur ces tissus est une occasion idéale. Je vous rappelle que les fascias sont des tissus semblables à une toile d’araignée qui entoure l’ensemble de nos muscles, organes,viscères. Cette toile nous englobe entièrement. Elle connecte et relie l’ensemble de notre corps.
Et comme je le soulignais la semaine dernière, notre toile d’araignée n’est pas homogène. Par endroits, elle vient former des noeuds. C’est pourquoi les rouleaux de massages sont si efficaces, ils viennent redonner un peu de longueur et de souplesse aux fascias. D’ailleurs j’ai réussi à me procurer des rouleaux de très bonne qualité. (Si vous en voulez demandez moi). 
Mais il y a plus. 
La tenségrité. A l’origine c’est une concept qui vient de l’architecture. Les structures de tenségrité sont des systèmes auto-contraints constitués d’éléments rigides isolés et comprimés par un réseau continu d’éléments élastiques en tension. Pour parler plus concrètement, les os peuvent être perçus comme des ilots rigides en compressions baignés dans un océan en tension de tissus moux élastiques (fascias, muscles, tendons, etc).
Suivant ce principe :

  • Changer la relation entre les os, c’est changer la répartition de la tension dans les tissus moux. Les os suivront d’eux mêmes. 
  • exercer un stress sur un point de la structure et c’est l’ensemble qui va se modifier, s’adapter. Exercer un stress trop puissant et la structure peut casser mais pas forcément au environ du point sollicité.

Avec ce stress excercé, c’est la structure qui va se réarranger d’elle même pour répondre. 

  • Plus nous exerçons un stress puissant, plus la structure se rigidifie, pouvant aller jusqu’à se briser si le stress est trop fort.
  • Le corps est connecté du bout des orteils au sommet du crâne. Tout est relié. Dans cette ensemble il existe des lignes de connexions sans interruption et des carrefours permettant aux lignes de se croiser et de changer de directions. 

  • Pour solliciter ces lignes, nous avons besoin d’une force, d’une direction, d’une puissance.
    Nous y voilà. Tout va prendre sens. 
    Prendre l’océan des tissus moux comme une réseau connecté. Appliquer une force une direction. Et changer de conception.
    Ainsi la force est l’engagement que nous mettons dans nos extrémités physique (doigts, pieds, tête), cela nous donne une direction. Poursuivre avec la mise en tension des lignes. Concrètement nous allongeons les lignes, les fascias et les tissus moux. Nous avons créer une solidité suivant le modèle de tenségrité. 
    Mais ce n’est pas aussi simple. C’est là qu’il nous faut changer de conception. Changer de façon de penser pour agir différemment. Souvent la mise en tension des chaînes, se confondent avec contraction. La contraction amène la compression. L’inverse de tout ce que l’on vient de raconter. 
    La compression modifie en profondeur les fascias. Elles s’agglutinent. La compression limite le mouvement. Elle nous enferme. La compression diminue la solidité du système de tenségrité car il les déforme et rompt les chaînes. Apparition de nœuds. 
    Changer de conception. Cela veut dire changer d’actions. Lâcher la contraction pour supprimer la compression. Rechercher l’allongement et la mise en tension de l’ensemble du système. Ce qui crée de la solidité, de la force, sans une sollicitation excessive d’énergie. 
    Et dans ce modèle les fascias sont de première importance. Non seulement dans leur allongement mais aussi dans leur résistance. Les masser, les renforcer toujours selon les lignes de tenségrité.

  • C’est ce que nous allons faire demain..

    Mysore style 

    L’ashtanga yoga et la pratique mysore. En Ashtanga yoga les postures et leur enchaînement sont codifiées. Elles se font dans un certain ordre, au rythme de la respiration que l’on nomme Ujjai. Dans la pratique dite « mysore », le pratiquant suit son propre rythme, inspire -expire, enchaîne les postures seul. 
    Le professeur extérieur à la pratique n’intervient pas,il ne rompt pas le flot. Il est là pour ajuster, aiguiller l’attention, aider le pratiquant au fur et à mesure de sa progression dans la séance, mais aussi dans son évolution à travers le yoga. 
    C’est une pratique sur mesure en quelque sorte.
    La majorité du temps, les élèves sont paniqués par cette pratique. Comment vais-je être capable d’enchaîner les postures? Je ne les connais pas par cœur, c’est une pratique beaucoup trop dynamique, elle n’est pas faite pour moi? Je me suis blessé avec l’ashtanga, elle n’est pas pour moi? 
    Balivernes.
    Dans ce monde où il y a de moins en moins de place pour l’autonomie, où l’assistanat est de plus en plus de mise, où chacun se laisse porter et vient râler si cela ne correspond pas à l’objet de sa demande, cette pratique mysore prend le contre pied de tout cela. 
    Elle demande autonomie, responsabilité, engagement et conscience de soi. Enfin, elle nous apprend l’humilité. 

    Pourquoi? 

    Prendre la responsabilité de suivre sa respiration nous oblige à être attentif à elle, ceci à chaque instant. Être présent ici et maintenant. Il faut savoir où nous en sommes dans le compte de la respiration, elle nous ramène toujours au présent. 

    La répétition de la même séquence nous permet de nous libérer de l’appréhension. Nous pouvons prendre pleinement conscience de l’ensemble des mécanismes qui rentrent en jeu dans chaque posture, dans chaque respiration. 

    L’engagement devient total. Il nous permet de nous plonger dans des niveaux de compréhension du corps insoupçonné. Et ce n’est jamais fini. Après une couche il y en a une autre, etc…

    Notre responsabilité sur la posture exécutée alors est entière. Je suis responsable de cet engagement musculaire ou pas. Je choisi ou pas d’ignorer cette douleur, je prends conscience ou pas des signaux que le corps m’envoie. J’ai l’humilité de dire qu’aujourd’hui je ne peux pas faire cette posture. 
    Le professeur est là pour nous aiguiller sur ce chemin. 
    La pratique devient Meditation. 

    La pratique devient formatrice.

    La pratique devient union.

    La pratique devient yoga.

    Un bon coup de tomawok 

    C’est toujours lorsque vous croyez être arrivé quelque part que la vie vous donne un bon coup de tomawok. Je croyais avoir acquis une certaine flexibilité du corps, avoir compris certaines choses sur la pratique. Ce qui est vrai. Je croyais être conscient également de toute les choses à acquérir encore. Ce qui est en partie juste, je crois. Mais dans ce cheminement je me suis laisser aller. L’ego ou l ‘orgueil c’est installé sans que je le vois, sans le repérer. 
    Et les événements comptables m’ont ramené à la dure réalité de la vie. Le côté terre à terre de la vie. Oui je fais ce que j’aime c’est un beau métier, c’est celui pour quoi je suis fait.

    Mais ça ne suffit pas et cela ne suffira pas.  
    Que c’est il passé?
    Si j’arrive à être dans le présent avec mon corps, je ne le suis pas avec ma tête. Et mon idée ne correspond pas à la réalité, les évènements me ramènent au présent. Je rêve toujours d’autre chose, de plus, différents et d’ailleurs. Il me faut apprendre à aimer mon présent. À aimer la banalité de la vie. Ma médiocrité. 

    Un ami m’a dit les super héros sont chiants, ils sont perchés ailleurs. Y en a marre du toujours plus.

    Boum.

    Voilà. Ne pas chercher à être quelque chose que je ne suis pas. 
    C’est aussi arrêter de rêver, ce qui me permettra de réaliser mes rêves! 

    Novembre et la neige et le froid et la pleine lune et l’urssaf, le RSI et les impôts, m’apprennent des choses. 

    Je laisse la parole aux sages :
    « On me demande souvent s’il faut un maître pour progresser. Ça, je ne sais pas. Ce que je sais, c’est qu’il faut avoir été un disciple. Cela, c’est très profond : il faut être un disciple. Disciple de la vie, oui. Ecouter ce que la vie a à nous dire. Devenir conscient de tout le jeu de projections dans lequel on est pris » – Chandra Swami
    « Nous ne devrions pas nous laisser décourager par les échecs. A la place, nous devrions considérer les échecs comme des ‘succès en attente.’ Si quelqu’un a échoué, cela signifie juste qu’il a essayé; qu’il a essayé de relever le challenge. Seul quelqu’un qui a essayé de faire quelque chose pourra rencontrer l’échec. Il y a un challenge dans toute entreprise majeure – que cela soit un bébé commençant à marcher, étudier pour un examen, apprendre à conduire, escalader une montagne, aller pêcher dans l’océan, ou créer une société. Quel que soit ce que nous pouvons entreprendre, le succès et l’échec nous suivent comme des ombres. Parfois, nous pouvons réussir, et parfois nous pouvons échouer. Mais nous ne devrions pas avoir peur de l’échec. Si c’est le cas, nous n’aurons jamais de réussite à nouveau et nous n’accomplirons rien. » Amma

    Mon leitmotiv

    La voie de la Paix intérieure de B.K.S. Iyengar

    C’est un livre que j’aime beaucoup. Je vais vous en livrer un passage qui me parle énormément. Un peu comme un leitmotiv

    « Nous pensons de l’intelligence et de la perception qu’elles ont lieu exclusivement dans le cerveau, mais le yoga nous enseigne que l’éveil et l’intelligence doivent imprégner le corps. Chaque partie du corps doit être littéralement engloutie par l’intelligence. Nous devons créer un mariage entre l’éveil du corps et celui de l’esprit. Lorsque que les deux parties ne coopèrent pas, le malheur les accablent pareillement. Cela conduit à un sentiment de fragmentation et de « mal-aise ». (…)

    L’action est un mouvement en intelligence. Le monde est plein de mouvement. Ce dont le monde a besoin, c’est de plus de mouvement conscient, plus d’action. Le yoga nous apprend à insuffler l’intelligence à nos mouvements, à les transformer en action. En fait, l’action introduite dans un āsana devrait exalter l’intelligence, alors qu’habituellement, l’esprit se fait prendre et s’excite dans le seul mouvement_comme par exemple lorsque vous vous retrouvez passionnément pris à regarder un match de football. Le yoga n’est pas cela.

    Le yoga, c’est quand vous commencez une action en āsana et qu’ailleurs, dans votre corps, quelque chose d’autre bouge sans votre permission. L’intelligence questionne alors ce phénomène et demande: « est-ce bon ou pas ? Si ce n’est pas bon, que puis-refaire pour changer cela ? »

    Comment développe-t-on cette intelligence dans le corps ? Comment apprend-on à transformer notre mouvement en action ? Āsana  peut commencer à nous l’apprendre. Nous développons une sensibilité si intense que chaque pore de la peau agit comme un oeil intérieur. Nous devenons sensibles à l’interface entre la peau et la chair. De cette façon, notre éveil diffuse dans toute la périphérie de notre corps et est capable de ressentir si, dans un āsana particulier, notre corps est aligné.

    Vous pouvez doucement ajuster et équilibrer votre corps de l’intérieur à l’aide de ces yeux. Au lieu de cela, vous ressentez ; vous sentez la position de votre corps. Lorsque vous vous tenez dans la posture du guerrier, les deux bras tendus, vous pouvez voir vos doigts devant vous, mais vous pouvez aussi les sentir. Vous pouvez sentir leur position et leur extension jusqu’à leur extrémité. Vous pouvez également sentir le placement de la jambe postérieure dans la posture et dire si elle est droite ou si elle ne l’est pas sans vous retourner ni regarder dans un miroir. Vous devez observer et corriger la position du corps (en l’ajustant des deux côtés) à l’aide des milliards d’yeux dont vous disposez sous forme de cellules. C’est ainsi que vous commencez à amener l’éveil dans votre corps afin de fusionner l’intelligence du cerveau et des muscles. Cette intelligence devrait exister partout dans votre corps et perdurer dans l’āsana. Dès l’instant où vous perdez la sensation de la peau, l’āsana s’émousse et le flot ou le courant de l’intelligence est perdu.

    L’éveil sensitif du corps et l’intelligence du cerveau et du coeur doivent être en harmonie. Le cerveau peut donner au corps les instructions pour prendre une posture, mais le coeur aussi doit la sentir. La tête est le siège de l’intelligence ; le coeur, celui de l’émotion. Tous deux doivent travailler en collaboration avec le corps.

    Asana Pranayama Meditation

    « Pourquoi cette respiration particulière en fin de cours ? »
    La question m’a été posée. 

    Nous pratiquions une respiration alternée narine gauche puis droite. 

    Comment répondre? Que répondre en trois mots.? 

    Le tout est de trouver une réponse juste, sans discours techniques, philosophiques et spirituels. 

    « C’est du pranayama. »

    Merci mais nous ne sommes pas plus avancés. 

    C’est une technique visant à la maîtrise du souffle. 

    Cela ne répond pas à la question du pourquoi? 

    Et oui pour la majorité le yoga est avant tout un enchaînement de postures, et si certains trouvent relaxant les techniques de respirations, peu en revanche arrive à l’expliquer, et encore moins à l’expliquer en trois mots. 

    Je vais m’y risquer. Oh il y en a qui vont trouver à redire! 

    Ce n’est pas ceci, ce n’est pas ça, pas comme ci exetera……..

    Mon propos n’est pas de donner un sens exact, ni même de philosopher ou débattre, c’est d’indiquer une direction.  
    Chacun suivant ces expériences se fera une opinion. La pratique est le meilleur juge. 

    Le reste …….
    Avec Pranayama nous agissons directement sur le système énergétique. 
    Asana pour purifier la chaire 

    Pranayama pour purifier l’énergie 

    Méditation pour purifier l’ego
    Asana sont les postures, 

    Pranayama sont les techniques de respirations

    Méditation est la capacité d’être 

    Chaque élément n’agit pas de manière distincte, différenciée. Ils se combinent tous. Ainsi Asana travaille également sur l’énergie et aussi nettoie l’ego. Mais pranayama travaille sur l’énergie de manière profonde. Asana prépare le corps pour Pranayama. 

    Pour ceux qui veulent aller plus loin, il faut qu’ils regardent les 8 piliers du yoga

    Et aussi qu’ils s’intéressent aux 5 doshas de la médecine Ayurvedic.

    Merci

    Pourquoi je dis merci à la fin de chaque cours?

    Merci pour les personnes d’être venus tout simplement et de m’avoir écouté. C’est grâce à elles que je suis là. Un abonnement, l’achat d’un cours n’est pas seulement l’acte d’acheter une prestation. C’est bien plus que cela. C’est d’abord accepter de recevoir un enseignement, de donner un temps. Dans ce monde où tout va trop vite où tout est compté prendre du temps pour soi et accepter de recevoir, d’apprendre et d’être confronté à sa réalité, n’est pas aisé. Alors merci de m’accorder ce temps précieux.
    Il y a une réciprocité entre nous. Vous donnez du temps, de l’argent, vous recevez, vous apprenez.
    Je reçois du monde, de l’argent et je donne toutes mes connaissances, c’est un échange un partage.
    L’argent est un moyen de garder cette échange possible dans ce monde.
    Merci à  l’univers de m’avoir emmené ici et maintenant. Pour chaque chose que j’apprends. Donner un cours, c’est continuer à apprendre, c’est aussi accepter de lâcher prise. Accepter l’inattendu dans un cours, que le cours prenne une direction plutôt qu’une autre. Et parfois à l’opposé de ce que j’avais prévu. Alors merci à l’ensemble des énergies (la mienne, le lieu, les gens) .
    Un cours est toujours la somme de mes connaissances, de mes intentions, des élèves en fasse de moi, de leurs énergies respectives et de l’énergie du lieu, du moment de la journée. Le cours est la rencontre de tout ça, une alchimie de toutes ces énergies. Je ne sais jamais exactement comment le cours va évoluer, même si je connais toujours le chemin que nous empruntons. Alors merci à l’ensemble des éléments qui sont  réunis pour nous emmener ici et maintenant.

    La peau

    Notre peau est un pont. Elle permet de faire le lien entre l’espace intérieur de notre corps et le monde extérieur. Elle est influencée à la fois par l’histoire du dedans et le présent du dehors.
    La peau nous permet d’appréhender le monde par le sens du touché.
    Elle est une somme d’yeux qui voient en touchant, en sentant;  à la fois dedans ; à la fois dehors. Le sens du toucher d’un côté et la sensation de l’autre. Deux modes de préhension, deux réalités. Explorons un peu chaque rive du pont.
    De l’effleurement, un touché délicat comme un murmure, à une forte pression écrasante, notre perception du monde extérieur est multiple.
    Nous agissons de manière différente selon la situation donnée. La peau et l’ensemble de ses capteurs sont autant d’indices pour observer et agir en conscience.
    Virabhadrâsana (La posture du guerrier) est un bon exemple. Nous pouvons choisir d’ignorer nos pieds et ne pas agir dedans, alors la surface de contact avec le sol est faible, la sensation est pauvre. La peau ne s’étire pas dans la jambe.
    Nous pouvons aussi nous focaliser sur les bras et exercer une grosse pression dans les épaules. Nous ressentons alors un poids énorme.
    Deux endroits distincts du corps ,une posture, des sensations opposées.
    Est ce juste?
    Comment s’élever vers le ciel si la peau ne s’étire pas du bout de l’orteil au bout des doigts? Comment être juste si notre peau ne ressent rien qu’un blocage?
    Il faut mettre des yeux partout. Si chaque pore de notre peau est un œil qui transmet les informations de pression, de contacts, avec la même intensité, alors nous pouvons agir en conséquence et agir dans chaque zone.
    Plus nous mettons des yeux dans notre peau plus nous pouvons ressentir le monde.
    La peau est aussi le résultat de notre univers intérieur. Elle est la somme de notre passé et de notre présent. Elle est le reflet de ce qui se passe dedans.
    L’idéal serait une peau qui glisse sur notre intérieur et sur le monde extérieur.
    Mais la réalité est souvent bien différente.
     Ainsi, suivant l’histoire de chacun elle peut venir coller sur la chair, les tissus, les muscles. Pour certains mouvements la peau semble trop courte pour d’autre suffisamment large, parfois même il y aurait du trop.
    C’est parce que notre peau ne glisse pas de façon uniforme, par endroit elle colle. Ce qui donne un manque d’un côté et un trop plein de l’autre.
    Notamment l’ouverture du cœur. La peau semble bien courte pour ouvrir le cœur.
    La solution serait de la décoller. Pour cela plusieurs possibilités.
    Le massage en est une, le yoga une autre.
     Mettre de l’air dans chaque mouvement, petit à petit la peau se détache et retrouve de la flexibilité , une autonomie. Ainsi les yeux de la peau sont plus libres, plus nombreux pour appréhender le monde.
    La peau notre pont entre l’univers intérieur et le monde extérieur….. Si la peau est influencée par le présent du dehors et l’histoire du dedans notre travail est de construire de plus en plus de ponts, de plus en plus large, pour que le présent de l’extérieur soit aussi le présent de l’intérieur.